Le Blason Mayonnais

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NOTRE BLASON - NOTRE ECUSSON

Commune depuis 1863, notre village n'avait pas de blason. En 1900, un précédent conseil municipal avait souhaité une élaboration qui définissait deux hérissons surmontant un gland sinople. Là, nous avons joué sur la même appellation provençale "eirissoun" tant pour la bête, le hérisson, que pour la bogue.

Dans une délibération du 14 juin 1985, notre blason naissait après appel aux recherches lancé par le bulletin d'information n° 2.

En termes héraldiques, ce blason se définit comme suit : "d'argent à feuilles de chêne posée en bande sur laquelle broche, posée en barre, un gland sinople à cupule pourpre, accompagnés, en chef, de deux hérissons affrontés tannés, à la tête pourpre, l'écu surmonté d'une filière denchée de gueules."

C'est-à-dire : Le trait denché symbolise la scie (la loube) des premiers bûcherons -charbonniers venus au XV° siècle. La couleur rouge (gueules), rappelle notre Dame rouge, Solange Lonjon, instigatrice du soulèvement mayonnais au 2 décembre 1851 contre Louis Napoléon Bonaparte et son coup d'état.

Le gland et la feuille de chêne blanc, symbolise la forêt (81% du terroir). L'on appelle ici la bogue renfermant nos marrons succulents, le hérissons (l'eirissoun). Aussi, nous avons pensé que la bête, sur la gauche, devait affronter le fruit qui caractérise la production typique de notre village. Tant le hérisson que la bogue traduisent par leurs piquants externes l'abord revêche des Mayonnais …. Comme Maurin des Maures, "un sauvage civilisé". Mais, la saveur délicieuse de la châtaigne, comme le caractère doux du hérisson assurent la bonté foncière.

Ce qui justifie la devise : "Pòugni mai dòuni", je pique, mais je donne. En effet, notre petite République libre se veut accueillante mais surtout jalouse de son entité, de son identité, de sa spécificité et amoureuse de sa Liberté.

René Nonjon

GENESE MAYONNAISE

En tenant compte des "Castèu" cadastrés, nous pouvons avancer que les Celto-Ligures occupaient le site bien avant notre ère : Castèu d'Aou; Castel des Maures. Ce sont des oppida, des lieux de guet et de défense.

Les habitants du village font remonter l'origine à l'époque des Sarrasins, des noms de lieux, de gens et des vestiges comme l'indécodable "Cimetière des Maures" : dit P. Maurel dans sa monographie. Il est vrai que les bois ont attiré les "bouscatié" niçois et piémontais au XV° siècle. La tour fut le premier centre du hameau. Il est non moins certain que les Allemands se sont implantés au XVI° siècle; le Plus haut château paraît avoir été leur site de départ. Les mines de cuivre, de fer seront exploitées et l'on retrouve les lieux cadastrés : les mines près des Armands, la mine en face des Mayons, les mines de saint Daumas, et plus tard, les mines de Marquèsi et celles de Pic Martin donnant le plomb argentifère. Vers 1929, Mussolini va encore contraindre le Piémontais à s'expatrier; et ce sont des charbonniers qui s'installent encore aux Mayons.

Enfin, le tourisme (mer - soleil) entraînera l'implantation de résidents secondaires : la Tuilière par exemple.

René Nonjon

 

 

grand père chataignier se souvient